Facebook : événement Android en avril, la rumeur du Facebook Phone reprend

 Facebook phone

Le réseau social a lancé une invitation à la presse pour un événement le 4 avril relatif à Android qui fait émerger une fois de plus l’hypothèse d’un Facebook Phone ou au moins d’un OS mobile dérivé d’Android.

Que prépare Facebook vis à vis d’Android ? L’invitation envoyée à la presse pour un événement le 4 avril prochain sur le thèmse « Come see our new Home on Android » ravive les interrogations quant à la stratégie mobile du réseau social et la possibilité d’une annonce autour d’un Facebook Phone ou d’une plate-forme qui en sera le coeur.

Cela fait plusieurs années maintenant que l’on prête à Facebook l’envie de lancer son propre smartphone qui mettrait ses services en avant. La multiplication des utilisateurs accédant au réseau social par leur mobile oblige la société à déployer des efforts d’intégration sur les multiples OS mobiles du marché et peut la conduire à désirer disposer de sa propre plate-forme.

Facebook Android 

 S’il y a bien eu des rumeurs autour de prototypes, Facebook n’est jamais allé plus loin que des partenariats ponctuels pour mettre en avant ses services sur des terminaux, notamment avec HTC, dont le HTC Myst devrait être la nouvelle incarnation.

L’invitation du 4 avril dévoilera-t-elle une plate-forme Android modifiée pour les besoins du réseau social et future base de vrais Facebook Phones ? Le site TechCrunch l’affirme une fois de plus, parmi d’autres.

L’annonce pourrait cependant plutôt tenir d’un effort particulier d’intégration au sein d’Android et présent sur certains smartphones, comme cela a déjà été fait précédemment.

Mark Zuckerberg, patron de Facebook, a déclaré à plusieurs reprises que la conception de smartphones n’était pas dans l’ADN du réseau social et qu’il préférait assurer des passerelles sur toutes les plates-formes mobiles. Les temps ont-ils changé, alors que la présence sur mobile est devenue un enjeu massif pour nombre de sociétés ? Réponse début avril.

Nouvelle Timeline : Facebook colmate en express une fuite de confidentialité

 Facebook-logo

Trop occupé à apprécier les nouveautés du réseau social, Facebook a corrigé une fuite de confidentialité apparue avec la nouvelle Timeline en cours de déploiement sans que la majorité des internautes ne s’en apércoivent.

L’association fondée par un étudiant autrichien en droit est connue pour avoir déposé une série de plaintes en Europe à l’encontre de Facebook et de sa politique de confidentialité qui a été été modifiée depuis.

Facebook-vs-Europe-correction-timeline

Avec sa nouvelle Timeline, Facebook a introduit  la possibilité de trouver tous les événements auxquels un utilisateur a participé par le passé. Information qui n’était auparavant pas accessible aux autres Facebookers.

 » En pratique, cette section a permis d’obtenir de l’information sur les opinions politiques ou les orientations sexuelles des utilisateurs « , écrit l’association qui publie des captures d’écran.  » Nous avons pu démontrer que des amis d’amis étaient capables d’obtenir une telle information ; Facebook l’affichait en tant qu’information publique. « 

Europe versus Facebook parle d’une fuite de confidentialité à laquelle Facebook a rapidement colmaté. Le réseau social n’a pas hésité en supprimant la section litigieuse.

Ce souci sera passé totalement inaperçu pour la plupart des utilisateurs dans la mesure où la nouvelle Timeline n’a pas encore été déployée à grande échelle.

Facebook : Graph Search protégera les mineurs

Quelques mois plus tôt, Facebook annonçait en grande pompes son nouveau moteur de recherche : Graph Search, un module permettant d’effectuer des recherches poussées dans le réseau communautaire. Aujourd’hui le réseau social se veut rassurant : le module bloquera les recheches concernant les mineurs.

En dévoilant Graph Search, Facebook s’est rapidement attiré les faveurs des investisseurs et des annonceurs, tout en semant le doute sur les dérives liées à l’outil proposé.

Facebook Graph Search

Des dérives qui ont rapidement surgi sur le Net dès les premiers accès à la Béta puisqu’il est possible, par exemple, d’afficher une liste de personnes d’après leurs centres d’intérêt, et beaucoup ont vu ainsi s’afficher au grand jour leur appartenance à des mouvements racistes, ou complètement loufoques. Une situation embarrassante pour quiconque ne souhaite pas partager ces éléments avec son employeur, sa famille, ses voisins…

Aujourd’hui, Facebook se veut néanmoins rassurant en annonçant que certains critères de recherche seront purement et simplement bloqués. Sont principalement concernées les recherches impliquant les enfants en dessous d’un certain âge et leur localisation.

Ainsi, pas question pour les prédateurs sexuels d’accéder par une simple recherche à la liste des fillettes de moins de 16 ans habitant à moins de 5 km de sa position. Le moteur devrait restreindre ce type de recherche et ne renvoyer les résultats qu’auprès de personnes présentes dans la liste d’ami des profils renvoyés.

Sur le papier, Graph Search est présenté comme un outil puissant permettant de rencontrer des utilisateurs partageant une même région, des gouts divers ou même partageant une passion commune à l’autre bout de la terre. En pratique, il pourrait également permettre d’établir des bases de données marketing, rassembler un ensemble de données à des fins commerciales, mais également être utilisé par les autorités comme les délinquants de tout ordre.

Concernant les plus jeunes, le blocage se fera également au niveau de la gestion de la vie privée et des modules de partage. Le partage des statuts et information de profil ne seront ainsi plus diffusé au-delà d’un palier au-dessus du simple réseau d’ami ( les amis des amis ).

Par Nabil Chaibi

Facebook a fait l’objet d’une cyberattaque, aucune donnée d’utilisateur compromise. Par Nabil Chaibi

Après les vagues d’attaques visant Twitter c’est au tour de Facebook d’avouer avoir été la cible d’une cyberattaque de grande envergure.

C’est au cours d’un communiqué officiel que Facebook a récemment annoncé avoir été la cible d’une attaque sophistiquée le mois dernier, tout en rassurant les utilisateurs en précisant que les données des utilisateurs n’auraient pas été touchées.

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Facebook a expliqué que l’équipe de sécurité du réseau aurait découvert qu’une partie des employés auraient visité un site web compromis par une faille utilisant Java. Les postes contaminés ont ainsi propagé l’infection du malware dans les bureaux du réseau social.

La faille du système Java a largement été pointée du doigt ces derniers mois, de nombreux navigateurs et fabricants allant jusqu’à désactiver le logiciel par défaut. Facebook n’a pas indiqué pendant combien de temps le malware aura pu être exploité avant qu’il ne soit découvert par son équipe de sécurité, mais annonce qu’une fois découvert, l’ensemble des postes contaminés a été rapidement sécurisé.

Depuis, Facebook s’est lancé dans une procédure de renforcement de son système de sécurité qui continue de se développer à l’heure actuelle. En outre, une enquête a été lancée pour en savoir davantage sur l’attaque et permettre de prévenir des incidents similaires à l’avenir.

Facebook rappelle également qu’il n’aura pas été le seul site de grande envergure à avoir fait l’objet d’une attaque de ce type, tout en soulignant avoir été l’une des premières sociétés à avoir découvert les failles du logiciel d’Oracle et averti l’ensemble des acteurs du net sur le danger potentiel du malware.

On peut toutefois se demander pourquoi le réseau social aura attendu si longtemps avant d’avouer avoir fait l’objet d’une attaque. La raison est peut-être simple : ne pas annoncer de mauvaise nouvelle, surtout lorsque l’on affiche plus d’un milliard d’utilisateurs, tant que l’on n’a pas de bonne nouvelle à proposer en échange ( ici la sécurisation des données personnelles).

Par Nabil Chaibi

Facebook : Payez pour promouvoir les publications de vos amis. Par Nabil Chaibi

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Jusqu’à maintenant, Facebook proposait une fonctionnalité permettant de promouvoir une publication auprès d’une liste d’ami, une option payante qui permettait d’attirer l’attention sur un événement désigné comme « important ». Aujourd’hui la fonctionnalité s’étend aux publications des amis.

La fonctionnalité de promotion d’une publication sur Facebook permet de faire apparaitre une note, un statut, une photo ou toute autre participation sur le réseau social , en haut du fil d’actualité de la liste d’amis d’un utilisateur.

promouvoir facebook

L’option payante actuellement facturée 5,69€ est généralement utilisée par les comptes professionnels, ou semi-pros, mais également par les amateurs souhaitant s’offrir un petit coup de publicité à moindres frais ( pour peu qu’ils disposent d’un fort réseau d’amis.)

Disponible depuis le mois d’octobre , la fonction semble rapporter gros à Facebook puisqu’elle devrait s’étendre non  plus uniquement aux publications propres à un compte, mais également se rendre disponible auprès des publications des réseaux d’amis. Comprenez qu’il sera possible de faire la promotion d’une publication postée sur le compte d’un ami.

budget Facebook

Une façon selon Facebook de décupler le pouvoir de dispersion de l’information, qui n’hésite pas à donner un exemple :  » Si un ami réalise un marathon à but caritatif et a posté cette information en accès public, vous pouvez l’aider en promouvant son post vers l’ensemble de votre réseau d’amis. », autre exemple donné par un porte-parole du réseau :  » Si un ami souhaite louer son appartement et en informe ses amis Facebook, vous pouvez partager la publication avec les personnes que vous avez en commun pour afficher l’annonce auprès d’un plus grand nombre de personnes ».

En théorie, l’idée est intéressante, mais facturée un peu moins de 6€, d’autres alternatives gratuites seront rapidement privilégiées pour satisfaire les exemples donnés. Néanmoins, la fonctionnalité devrait se rendre prochainement disponible peu à peu sur les profils, Facebook ayant déjà annoncé que la fonction ne serait pas disponible aux utilisateurs disposant d’un réseau de plus de 5000 amis ou fans.

Le sweat à capuche dissimule et fait peur. Parfait pour Zuckerberg : Par nabil chaibi

Nous sommes le 2 juin 2010, et Mark Zuckerberg sue. Il porte son sweat à capuche – il porte toujours son sweat à capuche – et il est sur scène. Les présentateurs l’interrogent sur les problèmes de confidentialité de Facebook. Les questions ou les projecteurs ? Il fait chaud. Il est mal à l’aise. Il éponge son front. Il s’excuse. Il fait très chaud.

« Voulez-vous enlever votre sweat à capuche ? », demande l’intervieweuse Kara Swisher.

« Je n’enlève jamais mon sweat à capuche. »

Mark Zuckerberg interviewé sur les questions de confidentialité de Facebook, le 2 juin 2010

Les premiers sweats à capuche, raconte-t-on, ont été fabriqués par Champion Products dans les années 30. Ils avaient été créés pour les athlètes et les ouvriers.

Sur son blog Quiet Babylon, Tim Maly écrit des articles sur la surveillance, les drones et les robots.

En janvier, il a publié un texte sur le symbole du sweat à capuche – le « hoodie » en anglais –, symbole de la contreculture et… de Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook. Nous l’avons entièrement traduit. Lucile Sourdès

C’était le résultat d’une avancée technologique. Champion avait trouvé une manière de coudre du tissu à sous-vêtement plus épais. Avant ça, la marque faisait essentiellement du lainage.

Les premiers sweats à capuche furent vendus à des ouvriers d’un entrepôt frigorifique et à trois chirurgiens travaillant dans l’arrière-pays. Ensuite, ils furent vendus à des athlètes universitaires, assis en touche sous une météo peu clémente.

Nous sommes le 26 février 2012, et George Zimmerman est au téléphone avec la police.

Le 26 février 2012, un adolescent américain noir de 17 ans, Trayvon Martin, est abattu dans des circonstances floues par George Zimmerman, un résident de Stanford, en Floride, qui effectuait une ronde de suveillance dans son quartier. Trayvon Martin venait d’acheter une bouteille de thé glacé et des bonbons. Il portait un sweat à capuche.

George Zimmerman, qui a plaidé la légitime défense, a été inculpé de meurtre sans préméditation. Son procès doit s’ouvrir le 10 juin.

Ce décès, qualifié de crime raciste par les associations de défense des Afroaméricains, a provoqué de nombreuses manifestations aux Etats-Unis. L.S.

Zimmerman : « Il y a eu des effractions dans mon quartier, et il y a un homme vraiment suspect, euh, [près de] Retreat View Circle, hum, la meilleure adresse que je peux vous donner est le 111 Retreat View Circle. Ce gars m’a l’air de préparer un mauvais coup, ou il est drogué ou un truc du genre. Il pleut et il erre.

Le standardiste : OK. Cet homme, il est blanc, noir ou hispanique ?

– Il a l’air noir.

– Vous avez vu quels vêtements il portait ? »

– Ouais, un sweat à capuche sombre, genre un sweat gris. »

Y a-t-il une pièce de vêtement plus symbolique de la fin du XXe siècle et du début du XXIe que le sweat à capuche ?

Porté par les chefs d’entreprise et les gamins dans la rue. Porté par les ados qui veulent ressembler à des chats et par les rappeurs qui veulent avoir l’air costaud. Porté par les punks et les skaters et les breakdancers et les tagueurs et les protestants d’Occupy Wall Street et les étudiants et les fans de sport. Porté par Rocky Balboa et le Wu-Tang Clan et Ted Kaczynski et Paris Hilton et Trayvon Martin et Mark Zuckerberg.

« Je n’enlève jamais le sweat à capuche », dit Zuckerberg.

« Je sais que vous ne l’enlevez jamais – d’où ça vient d’ailleurs ? », demande Swisher. « Il y a un groupe de femmes dans le public qui aimerait bien que vous l’enleviez. »

« Non », dit-il. Puis il glousse nerveusement.

« Les filles ? » Applaudissement sporadique du public. « Waouh », dit Zuckerberg. Walt Mossberg [l’autre intervieweur, ndlr] intervient : « D’accord », dit-il. « D’accord », dit Swisher. « Pas de problème. »

Mossberg continue :

« Pouvez-vous expliquer ce qu’est cette personnalisation instantanée, pourquoi vous l’avez faite, et quel est son intérêt pour les utilisateurs ?

– Peut-être que je devrais enlever mon sweat à capuche. »

L’association du sweat à capuche et de la contreculture est arrivée plus tard. Dans les années 70, les sweats à capuche ont intégré les cultures hip-hop et skate. Ils gardaient les breakdancers au chaud quand ils attendaient leur tour pour entrer en scène. Mais ils servaient aussi à autre chose. Les sweats à capuche sont des « anonymiseurs » instantanés et pas chers. Ils protégeaient les graffeurs et les skateurs quand ils entraient sur des propriétés privées pour pratiquer leur art. Ils protégeaient aussi les agresseurs quand ils pratiquaient leur art.

Nous sommes le 25 décembre 2012 et la famille Zuckerberg est réunie dans la cuisine. Ils jouent avec la nouvelle appli « Poke » de Facebook et ils ont tous l’air exagérément heureux. Mark est en arrière-plan, il les regarde en souriant. Il porte son sweat à capuche

Capture d’écran de la photo postée sur Facebook par Randi Zuckerberg (Mashable.com)

On a été mis au courant de ce moment en famille « humanisant » parce que la sœur de Mark, Randi, l’a posté sur Facebook. Elle n’avait pas l’intention qu’il devienne public, mais il l’est devenu quand même. Soit parce qu’elle ne comprenait pas comment fonctionnent les paramètres de confidentialité, soit parce que Callie Schweitzer ne les comprenait pas. Schweitzer a reposté la photo sur Twitter et Randi Zuckerberg a choisi d’exprimer publiquement son mécontentement sur Twitter.

Zuckerberg : « Pas sûre où tu as trouvé cette photo. Je ne l’ai mise sur Facebook que pour mes amis. La reposter sur Twitter est vraiment pas cool.

Schweitzer : Je suis juste abonnée à ton actualité et c’est apparu dans mon fil Facebook. Sincèrement désolée mais c’est arrivé dans mon fil d’activités et ça avait l’air public.

Zuckerberg : Je crois que tu l’as vue parce que tu es amie avec ma sœur (taguée sur la photo). Merci pour tes excuses. Je suis juste sensible à l’idée de voir des photos privées devenir des “news”. »

Plus tard, Randi Zuckerberg a posté des conseils sur la manière d’agir :

« Etiquette numérique : demandez toujours la permission avant de poster la photo d’un ami publiquement. Il ne s’agit pas de paramètres de confidentialité mais de décence humaine. »

Le sweat à capuche a fait son retour au lycée. Des maisons de couture comme Ralph Laurent et Tommy Hilfiger ont contribué à refaire du sweat à capuche quelque chose de « mainstream » et de désordonné.

C’est ce côté désordonné – le fait que le sweat à capuche est à la fois un vêtement mainstream et l’habit de la contreculture – qui a poussé la NBA à interdire à ses joueurs d’en porter tout en continuant à en vendre à leurs fans.

Les joueurs de l’équipe de basket des Miami Heat portent des sweats à capuche en hommage à Trayvon Martin (Miami Heat)

Nous sommes le 23 mars 2012 et Geraldo Rivera [célèbre journaliste et présentateur américain, régulièrement accusé de verser dans le sensationnel, ndlr] donne son avis à la télévision. Il a décidé que c’était le moment approprié pour faire l’analyse vestimentaire d’une tragédie [la mort de Trayvon Martin, ndlr] :

Rivera : « Les gens vous regardent et ils… Que pensent-ils ? Quelle est l’association instantanée ?

Steve Doocy [co-animateur] : Oh oh.

Rivera : C’est à cause de ces caméras de surveillance. A chaque fois que vous voyez quelqu’un sortir d’une supérette, le gosse porte un sweat à capuche. A chaque fois que vous voyez une agression sur une caméra de surveillance ou une vieille dame se faire agresser dans un coin, c’est un gosse avec un sweat à capuche. Il faut reconnaître qu’en se faisant passer pour un gangster… Vous vous prenez pour un gangster ? Les gens vont vous considérer comme une menace. C’est ça qu’il se passe. »

Un homme durant les émeutes de Londres (Lefteris Pitarakis/AP/SIPA)

Le sweat à capuche est le vêtement des insurrections, qu’il s’agisse d’événements planifiés, comme les actions des Black Bloc, ou spontanés, comme les émeutes en Grande-Bretagne.

Les gens inondent les rues, comme la police. Les gens essaient de se protéger avec des capuches et des masques, pendant que la police produit un nombre d’heures incalculable d’images de surveillance.

Le 15 janvier, Mark Zuckerberg a présenté Graph Search, le nouveau moteur de recherche de Facebook. LeMonde.fr a pu l’essayer et le décrit ainsi :

« GraphSearch permet de faire des recherches croisées sur l’ensemble des données renseignées par les utilisateurs de Facebook (les pages “aimées”, les lieux “visités”, les entreprises dans lesquelles ils ont travaillé…). » L.S.

Nous sommes le 15 janvier 2013 et Mark Zuckerberg promet une révolution : le Graph Search [lire ci-contre]. Il est sur scène avec son sweat à capuche. Il a l’air à l’aise.

Son collègue Tom Stocky est en train d’aider une fille hypothétique à trouver un « date ». Il lance une requête et obtient une liste d’hommes qui sont des amis d’amis, et célibataires.

Une véritable corne d’abondance d’hommes potentiels. Il réduit le résultat aux hommes vivant à San Francisco. Puis aux hommes vivant à San Francisco et originaires d’Inde. La femme hypothétique est assurée d’être satisfaite.

Si vous cherchez « Facebook Revolution » sur Wikipédia, vous tombez sur une page de désambiguïsation. Voulez-vous dire les manifestations qui ont suivi les élections iraniennes de 2009-2010 ? Voulez-vous dire le renversement du président égyptien Hosni Moubarak de 2011 ? Voulez-vous dire le renversement du président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali ? Voulez-vous dire les manifestations contre « l’été sanglant » de 2010 au Cachemire ?

Facebook est un endroit à l’abri du regard indiscret de l’Etat, où les gens peuvent s’organiser et échanger et coordinner leurs actions et préparer une rébellion. C’est un aussi un endroit que le regard indiscret de l’Etat peut facilement scruter. Il observe et répertorie et signale. Face à la contestation, les services de sécurité de n’importe quel pays ne reconnaissent aucune étiquette numérique, aucune décence humaine.

Voici quelques requêtes que vous pouvez effectuer avec Graph Search :

« Membres de famille des personnes qui vivent en Chine et aiment le Falungong » ; « Hommes islamiques intéressés par les hommes habitant à Téhéran, Iran. »

Vous pouvez encore réduire les résultats en ajoutant « les endroits où ils ont travaillé ».

Le 2 juin 2010, sur scène avec Swisher and et Mossberg, Mark Zuckerberg enlève son sweat à capuche. Et là, surprise. Pour la première fois, on voit ce qu’il y a à l’intérieur.

Capture d’écran de l’intérieur du sweat à capuche de Mark Zuckerberg

C’est la mission de l’entreprise résumée en un symbole ésotérique. Trois flèches bidirectionnelles traversent un cercle. « Faire du monde un endroit ouvert et connecté », est-il marqué autour de l’anneau. « Graph, plateforme, stream », indiquent les flèches, rappelant les trois piliers de Facebook. Plus d’un commentateurs vont faire des blagues sur les Illuminati. Sous le simple extérieur noir, c’était là pendant tout ce temps. Un message privé pour lui-même et les membres de son équipe.

Nous sommes en mai 2008 et des agents de police de l’opération Léopard à Laindon, en Grande-Bretagne, sont en train de filmer un garçon de 12 ans. Il porte un sweat à capuche. Ils l’ont interpellé dans la rue – avec son passé de comportements délinquants, il bénéficie d’une attention spéciale de la part des agents de la FIT [Forward Intelligence Teams, unités de police chargées de surveillance sur le terrain pour détecter les comportements antisociaux, ndlr].

Normalement, les agents de la FIT devraient être en train de rassembler des preuves en assistant à des chasses au renard, des manifestations ou des matches de foot, mais ce projet introduit la surveillance faciale dans la rue pour les endroits marqués par une forte criminalité. L’idée est que si les individus à problèmes savent qu’ils sont constamment surveillés, ils se tiennent à carreau.

La ministre de l’Intérieur Jacqui Smith dit :

« Cela créé un environnement où les personnes responsables de comportements antisociaux n’ont pas la place d’agir, nulle part où se cacher, où les rôles sont inversés pour les délinquants : ceux qui harcèlent nos communautés sont à leur tour harcelés. »

Bien qu’ils autorisent les journalistes du Guardian à suivre des patrouilles avec leur propre matériel d’enregistrement, les agents de la FIT refusent d’être filmés, par crainte de représailles. Lors de manifestations et autres évènements, les activistes ont commencé à filmer les policiers – une expérience jugée « déconcertante ».

Quand ils ne sont pas en train de harceler des adolescents, les agents de la FIT fournissent des renseignements à leurs autres collègues de la police. Notamment des cartes d’observation [« spotter cards », ndlr], qui sont une sorte de « Who’s who » sous forme de grille des personnes d’intérêt – des photos bien rangées d’activistes radicaux, de criminels et des personnes qui ont fait ce qu’il faut pour attirer l’attention de la police.

Une carte d’observation de la police britannique

Facebook tire son nom d’un objet du monde analogique, une simple collection de noms et de visages, bien rangés sur des grilles pour aider les nouveaux étudiants à se connaître entre eux. C’est aujourd’hui quelque chose d’archaïque, une relique d’une époque où les photos dans lesquels les gens sont tagués n’étaient pas disponibles partout, indexées et « cherchables ».

Les gens qui se savent surveillés changent de comportement. Dans un monde inondé par le matériel de surveillance, les sweats à capuche sont un accessoire de mode déterminé par un critère architectural : ils sont une réponse à la présence constante de caméras au-dessus de nos têtes.

Les personnes qui ne veulent pas être vues les portent. Les personnes qui veulent être le genre de personnes qui ne veulent pas être vues les portent. Les personnes qui veulent ressembler aux personnes qui veulent être le genre de personnes qui ne veulent pas être vues les portes.

Difficile d’imaginer un uniforme plus adéquat pour le chef d’entreprise très secret d’une compagnie dédiée à rendre nos idées publiques.

Le 2 juin 2010, son sweat à capuche enlevé, Zuckerberg commence à répondre à la question de Mossberg.

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Par nabil chaibi.

J’aime et partage : Facebook poursuivi par un  » informaticien mort « . Par Nabil Chaibi

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Facebook doit à nouveau faire face à des accusations de violation de brevets dont pour la technologie autour du bouton J’aime et pour le partage. La prétendue propriété intellectuelle d’un informaticien hollandais décédé en 2004.

Facebook est pour ainsi dire rodé à l’exercice. Le réseau social n’en est pas à sa première affaire de violation de brevets. L’une d’elles a par exemple opposé Facebook à Yahoo! avec des accusations mutuelles. Elle s’est soldée par un accord amiable.

Cette fois-ci, c’est pour la technologie autour du bouton J’aime et d’autres fonctionnalités comme le partage que Facebook est sous le coup d’une accusation de violation de brevets ( aux États-Unis ). Le réseau social aurait ainsi utilisé sans autorisation deux brevets de feu Joannes Jozef Everardus van Der Meer.

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Cet informaticien hollandais est décédé en 2004. Rembrandt Social Media détient aujourd’hui les brevets litigieux que Joannes Jozef Everardus van Der Meer a exploité pour développer un service de journal intime social dénommé Surfboard qui n’a pas pu être terminé.

Ces brevets ont été déposés en 1998 et délivrés en septembre 2001 et juillet 2002. Bien avant le lancement de Facebook en février 2004.

 » Nous pensons que les brevets de Rembrandt représentent un fondement important des réseaux sociaux que nous connaissons, et nous nous attendons à ce qu’un juge et jury parviennent à la même conclusion « 

, déclare l’avocat Tom Melsheimer pour Rembrandt.

Joannes Jozef Everardus van Der Meer aurait été le premier à inventer la possibilité de permettre à du contenu tiers d’être apporté depuis d’autres sites Web vers son propre site via un bouton de type J’aime ou Partage.

Par Nabil Chaibi