Urbee 2 : autonomie record pour la première voiture imprimée en 3D

urbee 2

Il y a deux ans, la Urbee de la société Kor s’affichait sous l’état de projet visant à proposer le premier véhicule à voir sa structure entièrement créée sous imprimante 3D. Aujourd’hui Kor Ecologic travaille sur une nouvelle version capable d’avaler plus de 4800 km avec seulement 37 litres d’éthanol.

Le projet Urbee est entré dans une nouvelle dimension et envisage même une production et une commercialisation .

urbee 2 

Le véhicule mesure 3 mètres de long et l’impression des pièces en plastique qui composent une majeure partie de sa structure nécessite 2500 heures.

La Urbee 2 est écologique principalement de par un poids réduit : 540 Kg sur la balance pour son châssis, qui en fait un véhicule particulièrement peu énergivore. L’aérodynamisme a également été travaillé pour réduire la consommation de la voiture au minimum et est animé par un moteur hybride d’une puissance maximum de 10 chevaux lui permettant d’atteindre 65 km/h avec un moteur électrique de 36 volts.

Avec seulement 3 roues, la Urbee2 devrait être considérée comme une moto. Actuellement, sa coque est faite d’une seule pièce en plastique, ce qui laisse perplexe quant à la sécurité et les risques de fissures en cas de choc.

En guise de test à grande échelle, la Urbee 2 devrait partir de San Francisco et rejoindre New York en ne consommant que 37 litres d’éthanol pur, et entrer par la même occasion dans le Guinness des records. Reste à savoir si la performance sera bel et bien au rendez-vous.

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Soccket : un ballon pour générer de l’électricité

Jusqu’à présent, il était inconcevable de penser écologie ou énergie en regardant un simple ballon de football. Il faudra pourtant s’y faire, un projet vise actuellement à développer un ballon capable de stocker de l’électricité.

C’est sur Kickstarter que le projet Soccket s’est dévoilé. Il a l’apparence d’un ballon de football classique, et d’ailleurs sa fonctionnalité première permet de l’utiliser en tant que tel, mais dans ce ballon anodin se cache un système capable de transformer les mouvements en énergie électrique.

Soccket.JPG Il suffit de jouer quelques instants avec le ballon, de faire quelques échanges ou dribbles pour que celui-ci transformer l’énergie cinétique déployée en électricité, puis la stocker dans une batterie.

Une petite lampe s’y fixant directement devrait être proposée avec le Soccket, et l’auteur du projet annonce que seulement 30 minutes de jeu avec le ballon permettront d’alimenter la lampe pendant 3 heures.

Le projet devrait principalement se destiner aux pays en voie de développement pour apporter une source d’énergie Soccket (2) originale aux enfants. Actuellement testé dans des zones défavorisées d’Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Afrique, le projet vise la collecte de 75 000 $ pour sa commercialisation, une participation à hauteur de 89 $ assurant l’envoi d’un exemplaire dès le mois d’aout 2013.

Bombermine : Bomberman jusqu’à 1000 joueurs dans un navigateur Web

Si vous êtes de la génération qui a connu la NES ou la MSX, vous êtes certainement de ceux qui ont découvert avec enthousiasme la franchise Bomberman. Et s’il vous prenait l’envie de vous adonner à quelques parties en ligne de ce jeu mythique, sachez qu’il est disponible directement depuis les navigateurs Internet.

Bombermine est un jeu qui reprend les principes et l’esthétique de Bomberman. Le concept est presque identique : vous incarnez un avatar capable de poser des bombes dans un labyrinthe partiellement destructible.

bombermine 

En déposant vos bombes au bon endroit, il vous est alors possible de vous frayer un chemin dans l’environnement, mais également de récupérer des bonus de puissance, de vitesse, de capacité, mais également et c’est là le but principal du jeu : piéger vos adversaires.

La grande différence est ici que Bombermine se joue directement depuis un navigateur quelconque est qu’il offre une dimension multijoueur massif ( MMO).

Jusqu’à 1000 joueurs peuvent ainsi s’affronter simultanément sur une carte gigantesque. Les résurrections sont instantanées, ce qui offre un petit côté compétitif et addictif au titre.

À tester d’urgence s’il fallait encore convaincre que les graphismes ( en 2D ici ) ne font pas tout l’intérêt d’un jeu.

Par Nabil Chaibi

Vulgarisation interactive : c’est comme cela que fonctionne la recherche Google

Google fait de la pédagogie avec un site interactif pour dévoiler dans des termes simples les dessous de la recherche avec son moteur.

Google vient de mettre en ligne un site baptisé How Search Works afin de compléter une série de ressources déjà disponibles en ligne. Avec ce site, la firme de Mountain View fait de la pédagogie et lève une partie du voile sur les dessous de la recherche. Ce qu’implique une requête de recherche avec le moteur Google.

La véritable nouveauté de cette initiative est une explication interactive qui accompagne une documentation de 43 pages disponibles dans plusieurs langues – dont le français – sur la manière dont les résultats de recherche sont évalués.

Le graphique interactif est divisé en trois sections distinctes : le crawling et l’indexation, les algorithmes et le ranking, et une section consacrée à la lutte et la suppression du spam.

C’est notamment l’occasion pour Google de livrer des statistiques impressionnantes. Une navigation a travers quelque 30 000 milliards de pages Web uniques pour constituer un index qui dépasse les 100 millions de gigaoctets.

Le moteur cherche à comprendre le sens d’une requête et apporter la meilleure réponse possible. Pour cela une série d’algorithmes entrent en jeu ( saisie semi-automatique, synonymes, orthographe, Knowledge Graph… ).

Google-How-Search-Works

Pour un classement des réponses, ce sont plus de 200 signaux qui sont exploités. Ils comprennent la fraîcheur des résultats ( l’actualisation du contenu ), la qualité d’un site Web sachant que Google fait la chasse aux fermes de contenus mais peuvent aussi aller jusqu’à l’historique de recherche et la localisation.

En un peu plus d’un huitième de seconde ( 0,125 s ), Google revendique l’affichage des résultats sur n’importe quel écran ( ordinateur, tablette ou smartphone ). Point intéressant, les évaluations de testeurs humains pour la pertinence des résultats sont remontées ( plus de 41 000 par an ). Elles n’affectent pas directement le classement mais permettent par exemple d’identifier ce qui a besoin d’être amélioré.

Afin de préserver la pertinence des résultats, Google lutte contre ce qu’il nomme spam. Ce sont des pages Web spécialement conçues pour améliorer leur PageRank ( répétition de mots clés, achats de liens, insertion de texte invisible à l’écran… ) mais dont le contenu est inutile. La détection de ce spam est majoritairement automatique mais un examen manuel a également lieu.

Par Nabil Chaibi

David bowie : son dernier album proposé gratuitement sur iTunes

Il n’est pas le premier à se lancer dans l’aventure, mais le phénomène s’est rendu plus rare ces dernières années : David Bowie propose son dernier album en écoute gratuite sur iTunes.

Il y a quelques années, certains précurseurs se sont soulevés contre les pratiques de certains majors et maisons de disques en proposant leurs oeuvres musicales gratuitement sur le Web.

david bowie 

David Bowie avait déjà proposé une partie de sa discographie en accès direct depuis Internet, et ce, gratuitement. Cette fois, en plus de la gratuité, un bonus bienvenu est également de la partie puisqu’officiellement, l’album baptisé  » The Next Day  » ne devrait être disponible dans les bacs qu’à partir du 12 mars.

Une aubaine pour les fans qui peuvent donc dès à présent profiter des dernières productions de l’artiste avant la sortie du disque, depuis iTunes. Pas question toutefois de télécharger les titres, la diffusion se limite à l’écoute en streaming.

La gratuité de la diffusion s’étendra jusqu’au 11 Mars, après quoi il faudra mettre la main à la poche pour continuer d’écouter les titres. Une initiative remarquable qui permettrait à chacun de juger de la qualité des titres et de faire sa sélection pour éventuellement n’acheter que les morceaux qui auront le plus séduit. Reste que malheureusement, la lecture est automatique, à la façon d’une Webradio et que l’affichage des titres n’est pas de la partie, néanmoins la tracklist de l’album s’établit comme suit :

01. The Next Day 3:51
02. Dirty Boys 2:58
03. The Stars (Are Out Tonight) 3:56
04. Love Is Lost 3:57
05. Where Are We Now? 4:08
06. Valentine’s Day 3:01
07. If You Can See Me 3:16
08. I’d Rather Be High 3:53
09. Boss Of Me 4:09
10. Dancing Out In Space 3:24
11. How Does The Grass Grow 4:33
12. (You Will) Set The World On Fire 3:30
13. You Feel So Lonely You Could Die 4:41
14. Heat 4:25

Deluxe version bonus tracks:
15. So She 2:31
16. Plan 2:34
17. I’ll Take You There 2:44

Par Nabil Chaibi

Les scientifiques découvrent l’origine de la météorite Russe

La météorite qui a frappé la Russie le 15 février dernier était exceptionnelle pour plusieurs raisons. D’une part, personne ne l’avait vue venir, et d’autre part elle était d’une taille rarement rencontrée. Incapables de la prévoir, les scientifiques déclarent aujourd’hui savoir d’où venait ce gigantesque rocher.

Avec 17 mètres d’envergure, la chute d’une météorite de cette taille sur notre Terre n’intervient en moyenne que tous les 105 ans. Un délai qui nous laissera souffler un peu, mais qui est ridicule à l’échelle de l’univers et des millions d’autres astéroïdes de ce type se transformeront prochainement en météorites lors de leur entrée dans l’atmosphère.

near-earth-asteroid-nasa-wise Aussi, il est toujours bon de savoir d’où est parti ce rocher indésirable, afin de vérifier, sait-on jamais, que quelques petits frères ont pris la même direction avec plusieurs jours de retard…

Au lendemain de l’impact, différents groupes de scientifiques ont étudié la course de la météorite , et si certains ont découvert qu’elle se révélait plus grosse que les premières estimations d’autres ont rapidement cherché à localiser la provenance de celle-ci, jusqu’à finir par trouver.

La météorite russe proviendrait donc de la principale ceinture d’astéroïde de notre système solaire, située entre l’orbite de Mars et celle de Jupiter.

Des centaines de ces astéroïdes croisent le chemin de la Terre, mais la plupart ne représentent aucun danger, du fait d’une taille réduite. Une récente observation du télescope infrarouge WISE de la NASA a établi les astéroïdes potentiellement dangereux de cette ceinture à un total de 4700.

Séparément, deux scientifiques de Colombie ont utilisé les différentes vidéos de la course de la météorite dans le ciel Russe pour remonter vers son origine et pointer vers un groupe de 240 astéroïdes de la famille des Apollon, des astéroïdes géocroiseurs. Une collision avec un autre corps céleste aurait pu entrainer l’astéroïde à prendre ainsi le chemin de la Terre.

Jusqu’ici, une centaine de fragments de la météorite ont été recensés, l’un des plus gros supposé avoir créé un trou à la surface d’un lac gelé reste pour le moment introuvable.

Inspiration Mars : le premier vol habité vers la planète rouge se précise

voyage sur Mars

Inspiration Mars, la fondation créée par le millionnaire Dennis Tito a profité de sa première conférence de presse pour en révéler un peu plus sur le lancement de la première mission habitée touristique à destination de Mars.

Dennis Tito, connu pour avoir été le premier touriste de l’espace en 2001 après avoir dépensé 20 millions de dollars pour être propulsé en orbite via une fusée Russe Soyuz TM-32 a profité d’une conférence de presse pour revenir sur son ambition, évoquée la semaine dernière, de proposer des voyages vers Mars d’ici 2018.

Mars 

Le millionnaire devrait prochainement lancer  » A Mission for America », un programme visant à faire de sa fondation, Inspiration Mars, la première société privée à allier tourisme et découvertes scientifiques tout en valorisant les technologies américaines.

La conférence a été l’occasion pour la fondation d’annoncer son calendrier, et de fixer le lancement de la première mission habitée vers Mars au 5 janvier 2018. Une date qui ne doit rien au hasard puisque l’alignement planétaire se révélera alors idéal pour compléter l’aller – retour en 501 jours tout en consommant le moins de carburant possible.

En outre, 2018 coïncidera également avec une réduction considérable de l’activité solaire, de quoi limiter l’exposition aux radiations de l’équipage. Un alignement de la sorte ne se répétera ensuite qu’en 2031.

La sonde qui sera envoyée devrait se positionner autour de Mars sans entrer en orbite, à 161 km d’altitude , en faire le tour et prendre le chemin du retour. Sans annoncer de timing précis, il y a fort à parier que le temps d’observation à basse altitude de la planète rouge ne représentera pas plus de 30 heures sur les 501 jours du voyage.

C’est la gravité de Mars qui devrait proposer une partie de l’énergie nécessaire au module pour effectuer son voyage de retour. D’ailleurs, en dehors de la phase de lancement permettant au vaisseau d’entrer dans l’espace, la propulsion devrait se limiter à de simples corrections de trajectoire. L’appareil devrait alors arriver à proximité de Mars le 20 aout 2018.

Actuellement, Inspiration Mars n’a pas dévoilé le vaisseau qui servira à l’expédition, mais des études ont été faites concernant l’utilisation d’une capsule Dragon modifiée lancée depuis une fusée de type Falcon. Un module gonflable devrait être déployé une fois dans l’espace pour agrandir la surface l’espace vital pendant le trajet, qui se détacherait par la suite lors du retour dans l’atmosphère terrestre.

Taber MacCallum, directeur technologique d’Inspiration Mars a tenté de rassurer en précisant que  » Les experts on analysés les risques, les enjeux et le timing serré, et ont conclus que les technologies et systèmes déjà existants devaient simplement être intégrés au mieux, testés et préparés pour le vol. »

Concernant l’équipage de ce premier vol vers Mars, le choix de la fondation se porte sur un couple marié d’un homme et d’une femme d’âge moyen, ayant, de préférence, déjà eu des enfants. La précision sur ce dernier point intervient du fait des risques d’infertilité ou du développement de cancers sur le long terme résultant d’une exposition prolongée aux radiations pendant le voyage.

Pendant le voyage, le confort devrait être spartiate, avec seulement des éponges pour se laver, peu d’espace, 600 Kg de nourriture déshydratée, 28kg de papier toilette et peu de divertissements autres que le spectacle du vide le plus absolu et des différents corps célestes.

En dehors des risques liés aux radiations, à une défaillance matérielle éventuelle ou collision, l’isolement pendant 501 jours durant devrait également être une réelle épreuve pour les deux touristes de l’espace, le tout étant renforcé un peu plus par la promiscuité d’un environnement très restreint.

La fondation annonce avoir un calendrier chargé, le prototype du vaisseau devant être disponible dès 2015 pour entrer en phase de tests. Et malgré les questions qui restent encore en suspend concernant une partie du financement du projet, Inspiration Mars reste confiante. Une partie du financement devant être produite par la vente des droits de couverture de l’événement et de l’intégralité de la mission auprès des chaines de télévision. En outre, la NASA pourrait également acheter une partie des informations collectées pendant le voyage.

Actuellement, on estime que le billet pour Mars se situera entre 1 et 2 milliards de dollars. Si la mission n’est pas encore lancée, elle est déjà assurément un succès médiatique.