Soccket : un ballon pour générer de l’électricité

Jusqu’à présent, il était inconcevable de penser écologie ou énergie en regardant un simple ballon de football. Il faudra pourtant s’y faire, un projet vise actuellement à développer un ballon capable de stocker de l’électricité.

C’est sur Kickstarter que le projet Soccket s’est dévoilé. Il a l’apparence d’un ballon de football classique, et d’ailleurs sa fonctionnalité première permet de l’utiliser en tant que tel, mais dans ce ballon anodin se cache un système capable de transformer les mouvements en énergie électrique.

Soccket.JPG Il suffit de jouer quelques instants avec le ballon, de faire quelques échanges ou dribbles pour que celui-ci transformer l’énergie cinétique déployée en électricité, puis la stocker dans une batterie.

Une petite lampe s’y fixant directement devrait être proposée avec le Soccket, et l’auteur du projet annonce que seulement 30 minutes de jeu avec le ballon permettront d’alimenter la lampe pendant 3 heures.

Le projet devrait principalement se destiner aux pays en voie de développement pour apporter une source d’énergie Soccket (2) originale aux enfants. Actuellement testé dans des zones défavorisées d’Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Afrique, le projet vise la collecte de 75 000 $ pour sa commercialisation, une participation à hauteur de 89 $ assurant l’envoi d’un exemplaire dès le mois d’aout 2013.

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Une lampe-torche pas très  » difficile  » chez Panasonic

Une lampe-torche pas du tout  » difficile  » chez Panasonic. Celle-ci accepte en effet quatre types de piles pour fonctionner.

Subir une panne de courant n’est jamais très appréciable. Mais être en plus à court de piles pour faire fonctionner la lampe-torche qui ne réclame, comme par hasard, que des grosses piles, c’est tout simplement rageant.

Le constructeur Panasonic propose justement une solution assez intéressante avec sa dernière lampe-torche référencée BF-BM10, qui a été annoncée sur ses terres – au Japon – et que l’on aimerait bien voir débarquer dans nos contrées.

Panasonic BF-BM10 
La lampe-torche Panasonic BF-BM10 ( cliquer pour agrandir )

En plus d’être particulièrement compacte, lumineuse et autonome – jusqu’à 86 heures tout de même –, celle-ci ne fait pas la difficile lorsqu’il faut la nourrir en piles.

Elle accepte en effet les quatre formats LR03, LR06, LR14 et LR20 que l’on trouve dans le commerce. En cas de besoin, on peut ainsi piocher dans la télécommande de la télévision ou de la box, comme on peut se servir dans la voiture radiocommandée ou la peluche du fiston.

Reste maintenant à voir si elle arrivera dans l’Hexagone et, si oui, avec quel prix.

Par Nabil Chaibi

BigDog, la mule robotique s’offre un bras articulé

Le développement du projet BigDog de Boston Dynamics se poursuit et la mule robotique vient de se voir greffer un nouvel appendice : un bras robotisé puissant et très agile.

Le projet BigDog LS3 est actuellement développé par Boston Dynamics et la Darpa pour assurer un soutient logistique militaire aux troupes au sol.

bigdog bras 

Jusqu’ici, on avait déjà vu le robot à quatre pattes utiliser son système de localisation associé à des commandes vocales pour suivre un instructeur. Le projet nous revient avec une nouveauté de taille : un nouveau bras permettant au robot d’attraper et de jeter des objets ( des parpaings sont utilisés lors des tests).

Derrière une manipulation simple se cache une optimisation redoutable, l’ensemble des forces dynamiques du corps du robot est utilisé pour lui permettre de propulser les objets. C’est ce qui explique que le LS3 effectue quelques pas de côté avant d’opérer un mouvement de balancier avec son bras, une technique qui s’apparente à celle utilisée par les athlètes lors du lancer de disque.

Il est étrange que le projet n’ait actuellement pas envisagé l’utilisation de 2 bras. Jusque dans les années 1990, la plupart des projets proposaient 2 bras pour profiter de la stabilité d’une configuration à 4 pattes ou roues tout en bénéficiant des capacités de manipulations de l’homme.

On ne sait pas encore dans quelles conditions ce bras articulé pourra être utilisé sur le terrain, mais on peut s’attendre à ce qu’il permette aux soldats de soulever de lourdes charges ou éventuellement participer à des opérations de déblayage.

Par Nabil Chaibi

Bombermine : Bomberman jusqu’à 1000 joueurs dans un navigateur Web

Si vous êtes de la génération qui a connu la NES ou la MSX, vous êtes certainement de ceux qui ont découvert avec enthousiasme la franchise Bomberman. Et s’il vous prenait l’envie de vous adonner à quelques parties en ligne de ce jeu mythique, sachez qu’il est disponible directement depuis les navigateurs Internet.

Bombermine est un jeu qui reprend les principes et l’esthétique de Bomberman. Le concept est presque identique : vous incarnez un avatar capable de poser des bombes dans un labyrinthe partiellement destructible.

bombermine 

En déposant vos bombes au bon endroit, il vous est alors possible de vous frayer un chemin dans l’environnement, mais également de récupérer des bonus de puissance, de vitesse, de capacité, mais également et c’est là le but principal du jeu : piéger vos adversaires.

La grande différence est ici que Bombermine se joue directement depuis un navigateur quelconque est qu’il offre une dimension multijoueur massif ( MMO).

Jusqu’à 1000 joueurs peuvent ainsi s’affronter simultanément sur une carte gigantesque. Les résurrections sont instantanées, ce qui offre un petit côté compétitif et addictif au titre.

À tester d’urgence s’il fallait encore convaincre que les graphismes ( en 2D ici ) ne font pas tout l’intérêt d’un jeu.

Par Nabil Chaibi

Vulgarisation interactive : c’est comme cela que fonctionne la recherche Google

Google fait de la pédagogie avec un site interactif pour dévoiler dans des termes simples les dessous de la recherche avec son moteur.

Google vient de mettre en ligne un site baptisé How Search Works afin de compléter une série de ressources déjà disponibles en ligne. Avec ce site, la firme de Mountain View fait de la pédagogie et lève une partie du voile sur les dessous de la recherche. Ce qu’implique une requête de recherche avec le moteur Google.

La véritable nouveauté de cette initiative est une explication interactive qui accompagne une documentation de 43 pages disponibles dans plusieurs langues – dont le français – sur la manière dont les résultats de recherche sont évalués.

Le graphique interactif est divisé en trois sections distinctes : le crawling et l’indexation, les algorithmes et le ranking, et une section consacrée à la lutte et la suppression du spam.

C’est notamment l’occasion pour Google de livrer des statistiques impressionnantes. Une navigation a travers quelque 30 000 milliards de pages Web uniques pour constituer un index qui dépasse les 100 millions de gigaoctets.

Le moteur cherche à comprendre le sens d’une requête et apporter la meilleure réponse possible. Pour cela une série d’algorithmes entrent en jeu ( saisie semi-automatique, synonymes, orthographe, Knowledge Graph… ).

Google-How-Search-Works

Pour un classement des réponses, ce sont plus de 200 signaux qui sont exploités. Ils comprennent la fraîcheur des résultats ( l’actualisation du contenu ), la qualité d’un site Web sachant que Google fait la chasse aux fermes de contenus mais peuvent aussi aller jusqu’à l’historique de recherche et la localisation.

En un peu plus d’un huitième de seconde ( 0,125 s ), Google revendique l’affichage des résultats sur n’importe quel écran ( ordinateur, tablette ou smartphone ). Point intéressant, les évaluations de testeurs humains pour la pertinence des résultats sont remontées ( plus de 41 000 par an ). Elles n’affectent pas directement le classement mais permettent par exemple d’identifier ce qui a besoin d’être amélioré.

Afin de préserver la pertinence des résultats, Google lutte contre ce qu’il nomme spam. Ce sont des pages Web spécialement conçues pour améliorer leur PageRank ( répétition de mots clés, achats de liens, insertion de texte invisible à l’écran… ) mais dont le contenu est inutile. La détection de ce spam est majoritairement automatique mais un examen manuel a également lieu.

Par Nabil Chaibi

Google Chrome ne rattrape pas Firefox

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Surprise sur les statistiques livrées par Net Applications. La part de marché mondiale de Google Chrome l’éloigne de la deuxième place occupée par Firefox.

Le mois de février vient de s’écouler. L’occasion de jeter un œil sur les parts de marché mondiales attribuées aux navigateurs Web. Sur la base de données utilisateurs pour 160 millions de visiteurs uniques par mois en couvrant près de 40 000 sites Web, Net Applications persiste et signe.

Pour le cabinet, Internet Explorer regagne du terrain. Le leader sur le secteur des navigateurs de bureau est crédité de 55,82 %. C’est en début d’année qu’il est repassé au-dessus de la barre des 55 %. Une tendance à la hausse qui pourrait se confirmer dans les prochaines semaines en capitalisant sur la sortie de IE10 pour Windows 7.

Pour début 2013, la tendance est également la hausse pour Firefox qui passe à nouveau le cap des 20 % ( 20,12 % ). En prenant du recul, cette tendance s’affiche toutefois plus dans une forme de stabilité.

Reste que Firefox demeure le dauphin d’Internet Explorer. Google Chrome n’est donc pas parvenu à lui ravir cette place et demeure troisième. Plus étonnant, Net Applications confirme une nouvelle fois la baisse de forme de Chrome avec un écart qui se creuse par rapport à Firefox.

Google Chrome est ainsi crédité de 16,27 %, ce qui le ramène à un niveau comparable à celui de septembre 2011. Sur le mois de février 2013, le navigateur a perdu 1,21 point ce qui est beaucoup dans ce genre de statistiques.

NetApplications-navigateurs-fev-2013 

À l’échelle mondiale, ce constat n’est pas du tout partagé par StatCounter ( qui se base sur 15 milliards de pages vues ) pour qui Google Chrome est leader avec une progression constante ( Chrome : 37,09 % ; IE : 29,82 % ; Firefox : 21,34 % ).

StatCounter-navigateurs-fev-2013

En France et en janvier 2013, Google Chrome ( 25,9 % ) est pour Médiamétrie le navigateur le plus utilisé devant Internet Explorer ( 24,2 % ) et Firefox ( 22,8 % ). Un podium finalement assez compact.

Mediametrie-eStat-navigateurs-janv-2013 

Cyberattaques : la Chine accuse les USA d’être à l’origine de deux tiers des attaques

Après les révélations de divers journaux, puis du groupe EADS concernant les tentatives de hack opérées depuis la Chine pour accéder à des données jugées sensibles, le gouvernement Chinois rend la pareille et dénonce subir des cyberattaques récurrentes de la part des États-Unis sur ses structures militaires.

C’est le ministère de la défense chinois qui pointe actuellement du doigt les États-Unis en les accusant d’être à l’origine de deux tiers des 144 000 brèches de sécurité exploitées tous les mois pendant l’année dernière. Le gouvernement chinois indique ainsi que les sites de l’État ont été la cible de multiples attaques dans le courant de la semaine dernière.

 » Les sites du ministère de la Défense et de l’armée chinoise ont rencontré de sérieuses menaces et tentatives de cyberattaques depuis qu’ils ont été mis en place, et le nombre de ces hacks a beaucoup augmenté ces dernières années « 

, rapporte Geng Yanshend, porte-parole du ministère de la Défense.

 » D’après les adresses IP, les sites du ministère de la Défense et de l’armée chinoise ont été, en 2012, attaqués en moyenne 144 000 fois par mois depuis l’autre côté de l’océan, parmi ces attaques, 62,9 % proviennent directement des États-Unis. »

cyberattaque

Les accusations du département de défense chinois font suite à un rapport de la société Mandiant qui indiquait que les diverses cyberattaques des sites des principaux journaux et médias américains trouvaient leur origine en Chine. Le rapport de 60 pages indiquait alors que le piratage avait été opéré depuis l’unité de Shanghai de l’armée populaire de libération.

En réponse, le gouvernement chinois avait renvoyé la balle aux États-Unis en leur rappelant être conscient de subir également de nombreuses attaques, sans pour autant utiliser cela comme un motif de critique vis-à-vis des États-Unis.

Il est aujourd’hui difficile de savoir ce qu’implique ce changement de ton dans le discours chinois, et s’il implique un renforcement des structures de sécurité informatique ou s’il annonce des sanctions, ou même des actes de représailles. Toujours est-il qu’une main est tendue, Geng Yansheng ayant déclaré :  » Nous espérons que les États-Unis seront enclins à expliquer et à clarifier la situation ».

Par Nabil Chaibi