Apple dans le collimateur du gouvernement chinois

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Apple voit dans la Chine un immense relais de croissance mais sa progression pourrait être entravée par les autorités chinoises qui ont annoncé une surveillance accrue des pratiques du groupe américain.

La firme de Cupertino ne fait pas mystère de ses intentions en Chine. Le plus grand marché de la téléphonie au monde est un axe stratégique pour la croissance des ventes de ses appareils mobiles, de l’iPhone à l’iPad / iPad Mini et un générateur de revenus qui finira sans doute par être plus important que son propre marché local.

Mais outre la forte concurrence d’Andoid, déjà solidement implanté, les ennuis pourraient venir des autorités chinoises. Les médias d’Etat ont signalé cette semaine que le gouvernement entendait surveiller de plus près les activités du groupe américain après des plaintes et remarques sur son service après-vente qui ne serait pas au niveau de ce qui est fait ailleurs.

Des utilisateurs se seraient plaints du fait qu’Apple refournisse le même iPhone avec les composants défectueux remplacés quand d’autres pays le groupe remplacerait le modèle par un neuf. Il y aurait deux poids deux mesures dans la politique de service après-vente et les consommateurs chinois seraient moins respectés qu’ailleurs.

Drapeau Chine 

Apple a réagi en soulignant que sa politique de service après-vente était peu ou près la même en Chine qu’ailleurs, tandis que de nombreux utilisateurs ont pris la défense de la marque, mais cela n’a pas empêché le gouvernement chinois de confirmer qu’il allait mener une enquêtes sur les pratiques du groupe.

Les médias outre-Atlantique ont rapidement interprété cette initiative comme une tentative de limiter l’influence d’Apple en Chine face aux champions locaux qui profitent également de l’appétit des consommateurs chinois pour les produits mobiles.

La firme de Cupertino a déjà dû faire face à plusieurs plaintes déposées par des sociétés chinoises concernant des litiges sur les pratiques ou sur les services proposés dans le pays. La dénomination iPad elle-même a donné lieu à un arrangement de 60 millions de dollars.

Par Nabil Chaibi

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Apple : découvrez l’iPhone…de 2005

iPhone proto

Avant de devenir l’iPhone emblématique de 2007, le premier smartphone d’Apple est passé par un point de départ qui rappelle qu’il est surtout un dérivé de l’iPad.

En 2007, Steve Jobs dévoilait le premier smartphone d’Apple, l’iPhone, un terminal compact avec un écran occupant la majeure partie de la façade et un OS réactif qui allait servir de base au succès que l’on connaît. En 2010, Apple lançait la tablette iPad et l’on apprenait que l’iPhone n’était en fait qu’un dérivé de ce produit pourtant sorti plus tard.

Si les procès pour violation de brevets ont permis de découvrir divers prototypes d’iPhone imaginés par Apple avant d’aboutir au design final, le site Ars Technica propose des images d’un prototype initial de 2005 qui a servi de base de développement pour les produits mobiles d’Apple.

On y voir un grand affichage ( de 5″ x 7″ ) et une carte mère avec différentes connectiques, dont un port Ethernet et un port série. Les photos ont été envoyées au site par un ancien ingénieur d’Apple ayant travaillé sur divers projets d’Apple dans les années 2000.

Iphone 2005

Il s’agit ici bien d’un pur produit de laboratoire, d’où la taille des composants et des connecteurs, et l’ancien ingénieur précise qu’  » à cette date précoce, personne ne savait à quoi ressemblerait le produit final « , même si la direction générale de cet ensemble, par ses composants, évoquait déjà assez bien l’iPhone.

Le processeur embarqué semble être un dérivé du Samsung S3C2410, qui pourrait être un ancêtre du processeur intégré ensuite dans l’iPhone de 2007 et qui prépare une longue collaboration entre Apple et Samsung.

Ce processeur de 2005 n’est cadencé qu’à 200 MHz environ, contre 412 MHz pour le processeur de l’iPhone EDGE de 2007, qui avait été ralenti par rapport à sa cadence normale de 620 MHz pour préserver l’autonomie.

Malgré le succès des smartphones, les ventes de mobiles en recul de 1,7% en 2012. Par Nabil Chaibi

La croissance à deux chiffres des smartphones ne compense pas le déclin des ventes des téléphones portables moins évolués, aboutissant à un recul des ventes mondiales de mobiles de 1,7% en 2012.

Avec 1,75 milliard de téléphones portables écoulés en 2012, le secteur affiche un recul de 1,7% du volume par rapport à 2011, et ce malgré la toujours forte croissance des ventes de smartphones dans le monde et une transition en train de se jouer entre marchés établis et marchés émergents.

Le précédent recul du marché date de 2009, conséquence de la crise économique mondiale débutée en 2008. Pendant que les smartphones voient leurs ventes progresser de 38% au dernier trimestre 2012 (207 millions d’unités), les feature phones reculent de 19,3% sur un an mais représentent toujours 264 millions de mobiles, note le cabinet d’études Gartner.

Logo Gartner

Les analystes prévoient cependant que la bascule devrait se jouer cette année, avec une relance du marché mobile en 2013 et une estimation du volume de 1,9 milliard de de mobiles, dont près de 1 milliard seront des smartphones.

Si Samsung et Apple se sont détachés du groupe des fabricants, la troisième place mondiale n’est acquise pour personne. Fin 2012, c’est le fabricant chinois Huawei qui l’a occupée grâce à une solide croissance de ses ventes et ce dernier a déjà annoncé des produits prometteurs pour 2013.

Gartner ventes mobiles 2012

Samsung, de son côté, a affermi sa position de leader en 2012 et a écoulé 385 millions de mobiles durant l’année, dont plus de la moitié de smartphones gâce à un positionnement sur tous les créneaux. Nokia vient ensuite avec toujours une capacité à vendre plus de 330 millions de téléphones portables dans l’année mais il est aussi directement impacté par la baisse des ventes de feature phones (le fabricant finlandais a écoulé 422 millions de mobiles en 2011), même si sa série Asha de quasi-smartphones s’est bien implantée.

En troisième position se place Apple qui dépasse les 130 millions d’iPhone écoulés en 2012, contre 89 millions en 2011. A voir si le groupe de Cupertino pourra maintenir un niveau de croissance aussi élevé en 2013, avec ou sans l’aide d’un iPhone low cost.

Par Nabil Chaibi

Nike : Pas de fuelband pour Android. Par Nabil Chaibi

fuelband

L’équipementier Nike a toujours affiché de forts liens avec Apple, d’autant plus avec le développement de sa plateforme Nike+ développée depuis plusieurs années sous iPod et iPhone. La collaboration devrait durer, mais également se révéler exclusive puisque la marque a annoncé ne pas souhaiter rendre son FuelBand compatible avec Android.

Se présentant sous la forme d’un bracelet destiné à afficher différentes données liées à l’activité sportive du porteur, le FuelBand connait un franc succès depuis son lancement. Un succès qui le ne profite malheureusement pas du parc imposant des smartphones et autres dispositifs sous Android puisque le FuelBand propose un fonctionnement exclusif avec iOS.

Nike+iPod Sport Kit

Il existe néanmoins quelques alternatives pour les utilisateurs d’Android, et il faudra d’ailleurs s’en contenter pendant de longs moments puisque c’est en répondant à une question posée sur son compte Twitter que la marque Nike a annoncé se focaliser uniquement sur iOS et qu’aucune application ne devrait être proposée sous Android.

Un revirement de situation inexplicable puisqu’en juin dernier, Nike annonçait également sur Twitter qu’une application FuelBand sur Android se rendrait disponible au cours de l’été pour se voir reportée sans aucune précision autre que la marque continuait à la développer en interne.

Difficile d’expliquer cette exclusivité autrement que par un accord financier suffisamment pour Nike pour se permettre de faire l’impasse sur l’ensemble des dispositifs Android déployés dans le monde. La grogne n’a pas fini de monter chez les sportifs sous Android, et les remarques pleuvent sur les réseaux sociaux depuis l’annonce.

iWatch : une équipe de 100 personnes chez Apple pour la développer ? Par Nabil Chaibi

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Maintenant que la rumeur de l’iWatch d’Apple est relancée, de nouveaux détails émergent pour tenter de confirmer l’existence du produit.

Parmi ses projets secrets, Apple aurait donc une montre multifonctions surnommée (officieusement) iWatch dont l’existence supposée a été relancée par un article du New York Times. Cette supposition n’est pas nouvelle et sans doute que le groupe de Cupertino a mené diverses expérimentations pour étudier la faisabilité de ce genre de concept.

L’agence Bloomberg en rajoute une couche en affirmant que la société a consacré une équipe d’environ 100 personnes à ce projet et que ce dernier a dépassé le stade de la seule expérience de laboratoire et s’achemine vers une commercialisation.

Il n’y a toujours pas de commentaires ou de sources officielles mais Bloomberg cite deux noms de salariés d’Apple impliqués dans ce futur produit : James Foster et Achim Pantfoerder. La société s’intéresse depuis plusieurs années à l’informatique intégrée aux vêtements ou à des accessoires mais n’a encore jamais finalisé de produit.

Le domaine est en maturation depuis plusieurs années et a donné quelques applications, dans le domaine du sport surtout, mais en restant un marché de niche par son prix et ses finalités limitées ou spécifiques. Google a remis en lumière ce domaine encore neuf avec son projet Google Glass mais qui reste encore éloigné du grand public.

Une montre iWatch chez Apple pourrait commencer à démocratiser ce type de gadget et servir d’amorçage à un secteur qui ne demande qu’à se développer. Les analystes y voient donc une révolution potentielle à l’image de ce qu’a provoqué l’iPhone en 2007 dans la téléphonie mobile ou l’iPad en 2010 pour les tablettes média.

LG GD910
Téléphone / montre LG GD-910 en 2009

Il reste que le défi technique est de taille pour gérer toutes les contraintes, à commencer par celle de la miniaturisation et de l’autonomie. D’autres ont tenté une même expérience. On se souvient notamment d’une montre / téléphone conçue par LG Electronics ( LG-GD910 ) et présentée au salon MWC 2009 qui déjà proposait un concentré de technologies à porter au poignet.

Toute la difficulté est maintenant de parvenir à trouver les bons compromis pour assurer à ce type de gadget un succès allant au-delà de la prouesse technique.

Insolite : Alicia Keys, directrice artistique chez Blackberry Tweete depuis un iPhone. Par Nabil Chaibi

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Lorsque vous avez contribué à la sortie de dispositifs pour Nokia, utilisez régulièrement un iPhone et devenez directrice de la création chez BlackBerry, peut-être que les smartphones finissent par tous se ressembler. C’est certainement ce qui expliquerait pourquoi Alicia Keys utilise un iPhone pour commenter son flux Twitter.

C’est un phénomène de mode auquel BlackBerry a succombé : engager une star de la pop pour diriger son département de la création, faisant ainsi de l’artiste Alicia Keys l’homologue de Will.i.am chez Intel.

Un choix qui vise principalement à redonner un petit coup de jeune à la marque et à s’installer auprès de la communauté de fan de l’artiste, mais qui pourrait ne pas avoir l’effet escompté après quelques bourdes de la Star.

Ainsi, pourtant censée représenter BlackBerry et surtout promouvoir BB10, la star aurait publié quelques tweets depuis l’application disponible sur… iPhone. Des tweets retirés par la suite après que la remarque lui ait été faite, la star allant jusqu’à annoncer un hypothétique  » hack » de son compte Twitter pour justifier la boulette.

alicia keys twitter

Une excuse qui vole en éclat après que Pocket-Lint ait révélé un cliché de la loge de l’artiste se préparant pour la cérémonie des Grammy awards affichant clairement non pas un, mais 2 iphones sur sa table.

Alicia Keys iphone

Ce n’est pas la première fois que les artistes font ce type d’erreurs flagrantes, la présentatrice Oprah avait partagé son amour pour la Microsoft Surface RT en novembre dernier sur Twitter, depuis un iPad

Mac Pro : retour en Europe dès le printemps prochain. Par Nabil Chaibi

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Le Mac Pro pourrait faire son retour en Europe dès le printemps prochain.

La décision d’arrêter les ordinateurs de bureau Mac Pro sur le Vieux Continent, à cause du non-respect de la réglementation IEC 60950-1, ne serait que temporaire.

C’est en tout cas ce qu’affirme l’un des grossistes de la marque à la pomme, évoquant un retour de la gamme Mac Pro sur les étals européens au printemps prochain, après mise en conformité bien sûr.

Mais il se pourrait que les nouveaux Mac Pro ne reviennent en Europe que plus tard dans l’année si Apple décidait d’un  » dépoussiérage « , avec notamment l’intégration des processeurs Intel de la génération Ivy Bridge-E / Ivy Bridge-EP et l’ajout des futures cartes graphiques AMD Radeon ou Nvidia GeForce. Rappelons en effet que la dernière mise à jour s’est avérée minime.

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L’ordinateur Mac Pro d’Apple ( cliquer pour agrandir )

Le géant de Cupertino pourrait aussi décider d’abandonner purement et simplement le Mac Pro au profit de ses produits à succès tels que la tablette tactile iPad et de son smartphone iPhone. Bref, rien n’est certain pour l’instant. Wait & See.