OL : Garde met la pression sur ses joueurs

La trêve est un véritable coup d’arrêt pour les clubs. Soit elle interrompt une série de résultats positifs, soit elle intervient après une défaite regrettable. Avec l’OL, elle est arrivée après l’inexplicable déroute à Bastia. Pour Rémi Garde, les deux semaines sans Ligue 1 sont arrivées à point nommé. « Je le pense après ce match raté face à Bastia. On avait besoin de remettre un certain nombre de choses vers l’avant. Elle a permis de le faire même en l’absence des internationaux. On a bien travaillé. Cela a été plutôt positif », a-t-il expliqué ce matin en conférence de presse.

Évidemment, Garde attend de voir désormais la réaction de ses joueurs face à Sochaux, dimanche soir. Il explique aussi avoir eu le temps de mettre des mots sur la débâcle bastiaise. « J’attends, face à Sochaux, que l’on montre tous ensemble une réaction, un autre visage qu’à Bastia, notamment en seconde période où nous n’avons pas été dignes de ce que l’on souhaite faire. J’ai essayé de comprendre ce qui s’était passé. J’ai discuté individuellement avec pas mal de joueurs. J’ai appelé à une prise de conscience de responsabilisation individuelle au service du collectif. Ai-je été entendu ? J’ai à faire à des gens responsables. À moi de faire cohabiter les intérêts individuels avec ceux du collectif », a-t-il assuré. Toutefois, il n’est pas certain d’avoir décelé le mal qui a frappé ces joueurs ce jour-là.

« J’ai des éléments de réponse sans avoir de certitudes sur tout. Un manque d’humilité ? Je maintiens que le sport de haut niveau est une école d’humilité. Il faut savoir se remettre en cause en permanence. Cela concerne n’importe qui, les jeunes comme les autres. On est tous dans le même bateau. » La réaction lyonnaise sera donc épiée de toutes parts. L’OL a-t-il le caractère nécessaire ? Peut-il se relever ? Les questions sont nombreuses et Garde ne le cache pas, « le match de dimanche revêt une importance extrême. Il est très important pour la suite. Notre état d’esprit, notre implication doivent être considérablement améliorés. Et on retrouvera ainsi notre jeu. Le résultat et la forme seront importants ». La pression est désormais sur les joueurs.

Par Nabil Chaibi

Face à la menace d’expulsion de la L1, Monaco prépare sa défense

C’est peu dire que Monaco est en colère. Le 22 mars dernier, le club de la Principauté est en effet tombé des nues en apprenant la décision du conseil d’administration de la LFP, qui a modifié le règlement de la LFP, après un vote à l’unanimité, pour exiger que Monaco ait son siège de direction effective en France afin de participer à notre championnat. Tout cela sans même prendre la peine d’inviter un représentant du club qui puisse défendre les positions du Rocher. Dans L’Équipe, Jean-Louis Campora, rappelé au chevet de son club de toujours par le propriétaire Dimitri Rybolovlev, s’est insurgé contre cette décision et a détaillé la mise en place de la contre-attaque.

« Nous avons expédié tous les documents nécessaires. En vertu des règlements fédéraux, nous devons avoir six signatures de membres du comité exécutif qui se disent d’accord pour examiner notre requête. Je n’ai aucun doute sur le fait que nous les aurons. Nous sommes déterminés à faire valoir nos droits. Il est bien difficile pour la Ligue de dire que cette décision n’est pas dirigée contre nous. En deux heures, certains ont voulu jeter à terre les quatre-vingt-quatorze années depuis lesquelles l’AS Monaco est affiliée à la FFF et ses quatre-vingts ans de participation au football professionnel français », a-t-il lâché, précisant que l’annonce de la LFP avait déjà fait du mal à l’ASM. « Nous sommes d’ores et déjà victimes d’un préjudice qu’il faudra bien réparer. Nous avons un cas précis d’un joueur que l’on veut faire prolonger et qui s’interroge. À cause de cette affaire, il y a une inquiétude qui naît au sein de notre club. »

Mal à l’aise, le président de la LFP Frédéric Thiriez s’est excusé auprès de Campora d’avoir annulé sa venue lors de ce fameux conseil d’administration. Mais le soutien le plus étrange vient en provenance de Lyon, où Jean-Michel Aulas a appuyé les propos de Campora. « J’aurais préféré que l’on commence par entendre les propositions de ceux qui sont concernés (Monaco), éventuellement que l’on écoute le ministère de tutelle, car si c’est comme cela depuis longtemps, c’est qu’il y a des raisons… Mais la Ligue a pris la décision de légiférer avant d’écouter. Il faut évidemment faire progresser les choses, aller vers plus d’équité entre les clubs. Mais je comprends que Jean-Louis Campora, un grand monsieur du football français, ait été choqué par l’annulation de son audition. Dans ce dossier, chacun a pris une position de principe. Maintenant, les modalités d’application vont se discuter. D’autant que la décision de la Ligue dépend de l’approbation du comité exécutif de la Fédération, qui a lui-même des autorités de tutelle… Pour l’instant, seules les quinze premières minutes de ce match ont été jouées. » Si JMA conteste la manière, il est aussi l’un des plus fervents défenseurs de l’annulation de tous les privilèges fiscaux monégasques…

Par Nabil Chaibi

MHSC : bon de sortie pour Bedimo ?

Courtisé lors des derniers jours du mercato d’hiver, le défenseur camerounais du MHSC, Henri Bedimo est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à rester à Montpellier au moins jusqu’à la fin de la saison au cours d’un entretien accordé à L’Équipe.

« Un club (West Ham) a fait une proposition, c’est vrai. Mais avec mon conseiller et Laurent Nicollin (président délégué de Montpellier), on s’était mis d’accord avant. Montpellier avait déjà vendu Mapou (Yanga-Mbiwa), et moi, il me restait encore trois années de contrat », confie le défenseur qui bénéficierait d’un bon de sortie pour la saison prochaine. « Disons que si les trois parties s’entendent, je pourrai partir. Quand on goûte à la Ligue des champions, on a envie de la retrouver, c’est sûr. Mais je veux d’abord finir dans les cinq premiers. »

Par Nabil Chaibi

OM : le coup de gueule de Vincent Labrune !

Un arrêté ministériel empêche l’Olympique de Marseille de se déplacer avec ses supporters, dimanche, au stade du Ray face à Nice. Vincent Labrune, président olympien, a exprimé toute son incompréhension et son énervement suite à cette décision, sur le site officiel du club : « Après la réunion préparatoire du 19 mars, la Préfecture des Alpes-Maritimes avait affirmé pouvoir garantir la sécurité au stade si 4 unités de forces mobiles étaient attribuées pour cette rencontre. Cette condition étant remplie, il n’y a aucune raison d’empêcher nos supporters de venir soutenir leur équipe. D’autant plus que leur comportement irréprochable lors des deux déplacements à Paris, à la fin du mois de février, a démontré leur attitude responsable et le travail accompli par le club dans ce domaine ».

« Je constate encore que le match de dimanche est classé à hauts risques, au niveau 3, soit au même rang que pour les rencontres ayant opposé Nice à Saint-Etienne, Bordeaux ou le PSG. Or, aucune interdiction de déplacement n’a été prononcée à l’occasion de ces rendez-vous aussi importants que le nôtre pour une qualification européenne. Les motivations de cette interdiction sont donc contradictoires et incohérentes. L’OM ne peut endosser tous les maux du football français, sous prétexte qu’il draine la plus forte colonie de supporters à chacun de ses déplacements. La passion est un droit. C’est aussi notre fierté. Les avocats du club ont d’ores et déjà déposé un référé liberté et un référé suspension auprès du tribunal administratif », a-t-il prévenu.

Newcastle : Pardew regrette que Wigan ne se soit pas excusé

Très violemment taclé au genou par Callum McManaman, Massadi Haïdara a échappé au pire. L’affaire date de deux semaines, mais Alan Pardew, coach des Magpies, s’est étonné aux micros de Sky Sports de l’absence d’excuses de la part de Wigan après cet attentat.

« Nous n’avons pas reçu d’excuses de la part des Latics. J’ai été un petit peu surpris par les commentaires du manager (Roberto Martinez) et du président (Dave Whelan), affirmant qu’il s’agissait d’un tacle régulier – je pense que tout le monde a vu que ce n’était pas le cas. Mais c’est leur opinion et je peux les comprendre de vouloir défendre leur joueur. »

Par Nabil Chaibi

PSG : Javier Pastore jette un regard lucide sur sa saison

« Le 4-4-2 permet à Carlo Ancelotti d’équilibrer son équipe. Il a trouvé la place de Javier Pastore. Même si milieu gauche n’est pas son poste de prédilection, il lui permet de s’exprimer et de respecter l’équilibre de l’équipe ». Sur le plateau de BeIN Sport 1, l’entraîneur du FC Lorient Christian Gourcuff évoquait le replacement tactique de Javier Pastore (23 ans) au Paris SG depuis quelques mois. L’Argentin a expliqué au micro de la même chaîne comment il voyait son repositionnement.

« Je suis très content de mon niveau cette saison parce que je joue dans une position nouvelle. Je m’y sens bien. J’aurais aimé marquer plus de buts mais je dois également penser à défendre. Je m’y sens bien et je vais continuer à m’y adapter pour progresser encore plus », a-t-il confié. Douzième passeur de Ligue 1 avec 6 offrandes, l’international albiceleste (13 sélections) ne compte que 3 réalisations au compteur. Il est conscient qu’il doit faire davantage pour aider le PSG à aller plus haut.

Aller plus haut, c’est d’ailleurs son rêve et celui de tous ses coéquipiers. « Le groupe se sent bien, on est plus unis que jamais, surtout parce qu’on vit un bon moment. On est premiers en Ligue 1, toujours en course en Ligue des Champions et en Coupe de France. C’est très bien. On est très unis car on veut terminer la saison de la meilleure des façons », a-t-il conclu. Montpellier et les autres sont prévenus, Javier Pastore est bien décidé à finir en boulet de canon.

Par Nabil Chaibi

Lille : Chedjou ouvre grand la porte à son plus prestigieux courtisan !

Comme tout club français qui se respecte, Lille doit malheureusement composer avec la concurrence des plus grands clubs européens. Alors, à chaque intersaison, les Dogues sont contraints de voir leurs meilleurs éléments mettre les voiles. Adil Rami, Yohan Cabaye, Moussa Sow, Eden Hazard… Tous ces cadres qui avaient permis au LOSC de s’adjuger le titre de champion de France en 2011 ont depuis mis les voiles. Et voilà qu’un nouveau joueur clé du groupe de Rudi Garcia pourrait suivre ce chemin. Son nom ? Aurélien Chedjou.

Le défenseur central est l’une des pièces maîtresses de l’effectif lillois, lui qui a disputé près de 200 matches sous ce maillot. Mais toutes les bonnes ont une fin dit-on et, à 27 ans, le Lion Indomptable pourrait donner une nouvelle orientation à sa carrière. Pisté par Galatasaray dans les toutes dernières heures du mercato hivernal, le joueur n’avait finalement pas plié bagages. Mais cela pourrait bien se faire cet été puisque, comme nous vous l’annoncions il y a quelques jours, Valence est sur ses traces. Mieux, une réunion entre le joueur, ses représentants, et le directeur sportif du club ché se serait d’ores et déjà tenue, Super Deporte rapportant que Lille serait enclin à discuter autour d’une offre comprise entre 6 et 8 M€, là où les pensionnaires de Mestalla seraient prêts à mettre 4 à 5 M€.

Mais Chedjou est-il lui intéressé ? Il le confirme sans détour dans les colonnes de Super Deporte  : « Je sais que Valence a fait part de son intérêt à l’idée de me signer, mais pour le moment je suis totalement tourné vers Lille. Valence est une très bonne équipe. J’ai évolué avant à Villarreal, et je me souviens parfaitement de l’équipe de l’époque, avec Canizares, Angloma, Vicente, Mendieta, et Albelda qui est encore là ! Jouer à Valence, ce serait une bonne chose, c’est un honneur d’être suivi par un tel club. Même si maintenant ils ne sont plus au même niveau que par le passé, ça reste toujours une grande équipe en Espagne et en Europe. Après, je ne peux pas en dire plus, par respect pour Lille et pour ses supporters. Je me concentre sur les objectifs de l’équipe, et si les dirigeants de Valence me veulent, ils pourront aller voir mon club ». Nul doute que les dirigeants de Valence suivront attentivement ces conseils.

Par Nabil Chaibi