La Hadopi se trouve efficace chez les 15-18 ans. Par Nabil Chaibi

hadopi

Réalisée par l’institut CSA pour la Hadopi, une étude auprès des natifs du numérique laisse croire que l’action de la Haute Autorité porte ses fruits chez les 15-18 ans.

Pour faire suite à son baromètre sur les pratiques et perceptions des internautes français en matière de biens culturels et usage d’Internet qui a notamment montré l’appétence pour le gratuit licite ou illicite, la Hadopi publie une étude qualitative ciblant les Digital Natives.

Ces natifs du numérique sont les 15 à 24 ans, et qui plus est la génération qui déclare les plus forts taux d’usages illicites. Mais avec les résultats de l’étude, la Haute Autorité établit une hiérarchie au sein même de cette génération.

D’une manière scolaire, elle livre ainsi une sorte de bon point aux 15-18 ans. Ils se montrent  » globalement les plus concernés par les droits d’auteur, avec un regard plus responsable concernant leurs pratiques illicites.  »

 » On peut y voir l’émergence d’une génération qui s’est initiée à Internet dans un contexte de plus forte valorisation du droit d’auteur et de la création, contrairement à ses proches aînés, qui ont eu l’occasion de connaître des pratiques peu encadrées.  »

Les 15-18 ans sont considérés comme une cible qui vit moins bien l’illégalité des usages en ligne.  » Télécharger illégalement, c’est du vol.  »

Hadopi-etude-digital-natives

Sans vraiment le dire, la Hadopi voit donc les résultats d’une partie de son action auprès des plus jeunes, elle qui n’a cessé de dire qu’elle agit dans le sens de la pédagogie.

Si pour les 22-24 ans le constat est plus partagé, les 19-21 ans sont pour la Hadopi  » les plus décomplexés  » à l’égard de leurs pratiques illicites et se montrent  » peu respectueux du principe de droit d’auteur.  »

La lecture de l’étude n’est toutefois pas si évidente. Les bons élèves des 15-18 ans ont par exemple bien compris que le streaming illégal leur permet de consulter du contenu sans risquer une sanction Hadopi.

Par ailleurs, bien difficile de tirer des conclusions d’une étude réalisée dans le cadre d’une réunion de 3 heures à Paris avec six groupes ( deux pour chaque tranche d’âge ) constitués de 4 à 5 participants. La Hadopi le précise bien :  » la démarche ne vise pas une représentativité statistique.  »

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