PSG : quand le mercato dessine la hiérarchie du milieu. Par Nabil Chaibi

« À Orly décollage imminent ! Direction l’aéroport de Toulouse – Blagnac ». Ce n’est pas encore officiel mais le départ d’Adrien Rabiot à Toulouse (en prêt, sans option d’achat) n’est plus qu’une question d’heures. Idem pour Momo Sissoko qui prendra la direction de la Fiorentina une fois le parcours du Mali à la CAN terminé (prêt avec option d’achat fixée à 3,5 M€). Ces deux départs, qui suivent ceux de Nenê et Guillaume Hoarau, redéfinissent la hiérarchie dans l’entrejeu. Un secteur qui était embouteillé depuis le début de la saison, avec 7 joueurs pour deux voire trois places.

Blaise Matuidi, dont la progression sur les derniers mois est impressionnante, est indéboulonnable dans l’esprit de Carlo Ancelotti. « Matuidi continue à s’améliorer tous les jours. Il est très professionnel. En ce moment, pour le PSG, il est indispensable », a-t-il récemment confié en conférence de presse. À ses côtés, Thiago Motta, qui excelle souvent dans le rôle de métronome et régulateur parisien, est également un gage de sécurité et d’expérience pour le coach italien. En cas de coup dur, ce dernier peut compter sur le jeune aux dents longues Marco Verratti. Le Transalpin est d’ailleurs le principal bénéficiaire des départs de Rabiot et Sissoko.

Alors qu’il était annoncé de retour dans la Botte par les médias locaux, l’international azzurro voit le staff lui donner des responsabilités. « Il a une qualité pour jouer différemment, mais il prend trop de risques. Il est jeune et nous devons être calmes et tranquilles avec lui. Moi le premier », a expliqué son entraîneur. À lui de saisir cette opportunité en gommant ses défauts de jeunesse pour donner toute la plénitude de son talent. Clément Chantôme profite lui aussi des départs. Ses bonnes prestations et sa polyvalence ont convaincu. Et pourtant, l’international tricolore s’interrogeait encore récemment sur son avenir.

« Doublure de luxe, ce n’est pas dans son caractère. Et pourtant il adore Paris, c’est son club, il le crie haut et fort, c’est sa ville, sa région, ses amis… Mais il n’a pas le caractère pour être un numéro 2, il faut qu’il joue », déclarait son agent début janvier à Eurosport. Reste le cas Matthieu Bodmer. Ses blessures à répétition ont certainement dû refroidir les éventuels intéressés. Il jouera donc sans doute les utilités jusqu’à la fin de son contrat en juin. Le groupe réduit, la hiérarchie est désormais clairement définie dans l’entrejeu. De quoi faciliter le travail de Carlo Ancelotti sans doute.

Par Nabil Chaibi

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